Précédent   Forum Bourse > Forum Bourse > Débutant en Bourse

Débutant en Bourse Toutes vos questions sur la bourse, les actions, les indices, les ordres...

Quelle est la valeur intrinsèque des actions ?
Réponse
 
LinkBack Outils de la discussion Modes d'affichage
Vieux 02/07/2011, 03h10   #1 (permalink)
Junior Member
 
Date d'inscription: July 2011
Messages: 1
Pouvoir de réputation: 0
Swello is on a distinguished road
Par défaut Quelle est la valeur intrinsèque des actions ?

Bonjour,

Je suis grand débutant dans le domaine de la bourse et j'ai du mal à comprendre la valeur qu'ont les actions. Les actions sont des titres de propriété d'une partie du capital d'une société mais elles ne sont pas échangeable auprès de l'entreprise contre ledit capital. Elles ouvrent par contre le droit de percevoir des dividendes ce qui peut expliquer que l'on puisse trouver des investisseurs sur le marché primaire qui espèrent recevoir des dividendes lorsque l'entreprise aura grandi.

Par contre ce que je ne comprend pas c'est pourquoi le cours des vieilles actions dans le marché secondaire est toujours relié au capital de l'entreprise lorsque celle-ci n'a plus de grande perspective de croissance. En effet les dividendes sont très petits en proportion du prix d'une action et si on achète une vieille action sur le marché secondaire ce n'est certainement pas pour les dividendes mais pour l'espoir de voir son cours augmenter et les revendre à ce moment. Donc théoriquement ce cours boursier devrait être déconnecté du capital de l'entreprise. En effet l'entreprise a déjà vendu ces actions donc elle se fiche de ce qui peut bien leur arriver sur le marché secondaire et inversement les actions ne sont de toute façon pas échangeables contre la part de capital qu'elles représentent alors pourquoi l'actionnaire se référerait-il à celui-ci. Dans ces conditions le cours boursier des actions devrait être déconnecté de la santé de l'entreprise et n'être que purement spéculatif. Mais comme ce n'est pas le cas je me demandais ce qui reliait le cours des actions dans le marché secondaire et la santé financière de l'entreprise ?

Merci !
Swello est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 04/07/2011, 10h20   #2 (permalink)
Senior Member
 
Date d'inscription: April 2011
Messages: 948
Pouvoir de réputation: 24
BigWaveTrading is on a distinguished road
Par défaut

Je suis certain que Participant saura te répondre !
BigWaveTrading est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 05/07/2011, 00h35   #3 (permalink)
Junior Member
 
Date d'inscription: August 2010
Messages: 8
Pouvoir de réputation: 8
Castor is on a distinguished road
Par défaut

Bonjour,



Par contre ce que je ne comprend pas c'est pourquoi le cours des vieilles actions dans le marché secondaire est toujours relié au capital de l'entreprise lorsque celle-ci n'a plus de grande perspective de croissance. En effet les dividendes sont très petits en proportion du prix d'une action et si on achète une vieille action sur le marché secondaire ce n'est certainement pas pour les dividendes mais pour l'espoir de voir son cours augmenter et les revendre à ce moment.

Cela dépend des sociétés, vous avez en bourse des sociétés dont le cours est relativement faible et elles ont donc un taux de rendement (dividende sur cours de l'action) parfois de 4 à 5 %.

Donc théoriquement ce cours boursier devrait être déconnecté du capital de l'entreprise. En effet l'entreprise a déjà vendu ces actions donc elle se fiche de ce qui peut bien leur arriver sur le marché secondaire

Non, pour plusieurs raisons et notamment l'image de l'entreprise (clients, créanciers,...) et aussi le fait qu'ultérieurement si elle veut se procurer des capitaux (augmentation de capital ou émissions de titres de créances), elle en sera dans l'impossibilité.

La valorisation traditionnelle boursière d'une société s'effectue par exemple avec le nombre de fois où son Bénéfice net par action se trouve compris dans le cours. On appelle cela le Price Earning Ratio (PER). Cela permet des comparaisons avec les entreprises du même secteur. C'est une approche de valorisation parmi d'autres.

Castor

Merci !
Castor est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 14/08/2011, 17h33   #4 (permalink)
Senior Member
 
Date d'inscription: December 2010
Messages: 277
Pouvoir de réputation: 12
PARTICIPANT is on a distinguished road
Par défaut

Je vais essayer de te synthétiser tout ça, de manière grossière.

Une action est un fragment du capital d’une société, donc de la propriété d’une société. Les actions sont cotées sur différentes places de marché, en fonction de critères subjectifs (politiques, économiques, historiques, etc.), propres à chacune des boites. Par exemple, dernièrement, Prada prépare une introduction en bourse -donc vente d’une partie de son capital- à Hong Kong car les dirigeants, banquiers/conseillers de la boite, estiment que c’est la meilleure place pour lever des fonds (abondants là-bas) et, disent-il, se rapprocher du client (croissance importante du marché en Asie). De même que d’autres boîtes, comme Mittal, décident de se coter à Amsterdam car, dit-on, la règlementation boursière, financière, comptable, etc. y est moins contraignante (en tout cas spécifique). Et ainsi de suite…

Venons-en à ta question : qu’est-ce qui détermine le prix d’une action ? Eh bien, tout simplement l’idée que les opérateurs se font de son prix, et donc du prix de la société.

On va diviser les opérateurs en deux groupes, pour faire simple :
- les spéculateurs (day-traders, swing-traders, etc.) en tout genre (particuliers, professionnels, machines, etc.)
- les investisseurs (particuliers et professionnels)

Le spéculateur cherche à faire du profit à court terme, en général sur des durées allant de 1 jour à plusieurs semaines, voire quelques mois. Donc sur des durées aussi courtes, il se préoccupe peu ou pas de la santé financière d’une entreprise (ses fondamentaux). Ce qui l’intéresse essentiellement, c’est la tendance du moment (définie selon son horizon d’investissement et/ou les opportunités) et la stratégie à adopter (approche purement technique par les graphiques, lecture des carnets d’ordre, programmation informatique, réactions aux publications micro et macro, etc.). Le socle de son approche est de coller à la tendance, « trend is your best friend ».

L’investisseur, lui, se positionne sur une durée plus longue, allant en générale de plusieurs mois à plusieurs années. Lui, se souciera principalement des fondamentaux de l’entreprise. Là encore, il y a plusieurs façons d’investir, tout comme il y a X raisons pour qu’une action décale. La plupart des grands investisseurs disent que le meilleur moment pour investir dans les actions est quand personne ne s’y intéresse : en gros, faire le contraire du spéculateur et être « contrarien ».

Je grossi un peu le trait mais c’est pour schématiser, car on peut très bien être investisseur tout en cherchant à bien timer son positionnement à court terme, comme on peut vouloir spéculer et ‘porter’ une position gagnante sur la durée. Voilà pour l’explication.

Après je ne peux pas rentrer dans les détails des différentes stratégies de spéculation ou d’investissement car ce serait sans fin. A chacun d’apprécier à sa manière, de trouver son style, ses critères, son approche, etc. A noter qu’une stratégie peut fonctionner un jour et ne plus marcher le lendemain (c’est surtout valable pour la spéculation car à court terme les mouvements sont plus importants), de même que les marchés à long terme finissent toujours par refléter tôt ou tard la réalité économique d’une entreprise.

Un exemple concret pour essayer de montrer deux points de vue différents.
On va prendre l’action Total, cotée à Paris, qui est relativement simple à valoriser, contrairement à d’autres sociétés au business plus cyclique, valeurs de croissances, etc.

Prenons le résultat net des cinq derniers exercices uniquement (en milliards d’euros) :

2006 – 11,768
2007 – 13,181
2008 – 10,590
2009 – 8,447
2010 – 10,571

Une moyenne sur cinq ans donne un résultat médian de 11 milliards d’euros.

Les ‘plus’ de la boîte :
- la société a un business model solide, produit des résultats réguliers, avec un cash flow récurrent (d’ailleurs moins de la moitié des résultats est redistribué aux actionnaires) ;
- en période d’incertitude économique, les résultats restent capés et le dividende maintenu (pour exemple, 33% de redistribution des bénéfices en 2008 -avec un baril à plus de 100 dollars- et de 66% en 2009 lorsque le prix du pétrole s’est en partie écroulé) ;
- société faiblement endettée (9 milliards à fin 2010) et disposant d’une importante trésorerie (15 milliards en banque, fin 2010) ;
- valeur de rendement avec une distribution trimestriel du dividende (pour un cours à 33 euros, le rendement brut est de 6.90%) ;

Bien sûr il y a aussi les ‘moins’ comme les risques géopolitiques dans les pays producteurs, risques macro-économiques qui feraient reculer le prix des matières premières, risques d’accidents industriels, marées noires, manipulations comptables, etc.

On en vient alors à la valorisation par le marché.
En général, un marché « sain » valorise 14 à 15 fois les bénéfices attendus d’une société.
En 2007, le marché était valorisé 18 à 20 les bénéfices attendus.
Début 2009, la moyenne est tombée à 6/8 fois les bénéfices.
Actuellement, sur le SP500, la plupart des sociétés se paient environ 12/13 fois leurs bénéfices, contre une moyenne de 8/9 fois pour les marchés européens actuellement.

Avec un cours à environ 33 euros, Total se paie :
2.4 (nombre de titres en milliard) x 33 (cours de l’action) = 79 milliards.

79 milliards / 11 milliards (résultat médian) = environ 7 fois ses bénéfices attendus (puisque là les résultats sont moins aléatoires que d’autres sociétés).

Dans un marché qui valoriserait l’action 12 fois ses résultats (partons toujours du principe que les résultats restent stables), cela donnerait : 12 x 11 milliards = 132 milliards / 2.4 milliards de titres = 55. Soit un titre à 55 euros.

Bien entendu, c’est une analyse basique, purement schématique et subjective, mais elle a pour unique but de démontrer que, si l’on part du principe que les ‘plus’ l’emporte largement sur les ‘moins’, eh bien l’investisseur aura tout intérêt à acheter le titre lorsqu’il plonge, pour ainsi le revendre lorsque le marché corrigera ses excès, voire lorsqu'il sera 'euphorique' (approche contrarienne).

Alors que le spéculateur devra en aucun cas essayer de rattraper un couteau qui tombe et préfèrera même vendre le titre ou, du moins, l’acheter plus cher, dans une tendance à la hausse.

D’où deux approches différentes, deux analyses différentes. Cela dit pour un même objectif : le profit.

Dernière modification par PARTICIPANT ; 14/08/2011 à 17h38.
PARTICIPANT est déconnecté   Réponse avec citation
Réponse

Liens sociaux

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

Les balises BB sont activées : oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are oui
Pingbacks are oui
Refbacks are oui


Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
Scor : nouvelle hausse de la valeur intrinseque de Scor Vie en 2010 Trader-Finance Actualité Bourse 0 16/06/2011 06h23
Cibox Interactive : la valeur nominale des actions va etre reduite Trader-Finance Actualité Bourse 0 15/06/2011 12h01
SeLoger.com : "le prix de 38,05 euros par action reflete desormais la valeur intrinseque du groupe" Trader-Finance Actualité Bourse 0 25/01/2011 16h35
Lanson-BCC : modification de la valeur nominale des actions Trader-Finance Actualité Bourse 0 24/06/2010 07h52
Zublin Immobiliere France : reduction de la valeur nominale des actions au programe de la prochaine AG Trader-Finance Actualité Bourse 0 19/02/2010 10h31




Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 02h55.


Ajouter aux Favoris | Archives | Warrant | Finance | Contact |


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28